La tendance des consommateurs à accorder leur pouvoir d’achat aux entreprises socialement responsables investit désormais la sphère du recrutement. Un environnement de travail « vert » pourrait bientôt devenir un critère de choix important pour les candidats qui « magasinent » leur employeur selon les valeurs de ce dernier. Conseils pour « verdir » efficacement et communiquer votre philosophie durable.
Selon un sondage mené par les Services Kelly, une firme spécialisée en services de gestion des effectifs, les politiques éthiques et environnementales exercent un attrait si puissant que 53 % des répondants au sondage se sont dits prêts à accepter un poste de moindre importance ou une réduction de salaire pour faire partie de l’équipe d’une compagnie « qui fait preuve d’une forte conscience environnementale et communautaire ».
Esther Dormagen, présidente-fondatrice d’OptimRessources, le confirme : « Dans un marché du travail compétitif, les employeurs cherchent en permanence de nouvelles façons de mobiliser leurs employés et de les fidéliser. Or, les plus jeunes générations n’hésiteront pas à quitter leur entreprise si ses valeurs et ses comportements sont en conflit avec les leurs. »
Toutefois, avant de communiquer haut et fort votre vision en matière de développement durable, faites d’abord votre examen de conscience. Revoyez vos politiques, vos pratiques et vos achats et assurez-vous que vos actes sont cohérents avec vos propos. Donnez des exemples concrets de la manière dont ces valeurs se traduisent au quotidien, au-delà de la belle philosophie énoncée sur votre site Internet. Car les employés ne sont pas dupes. Comme on l’entend souvent, les « bottines doivent suivre les babines »…
Créez un « comité vert »
Vous constatez certains écarts et désirez aller plus loin? La mise sur pied d’un « comité vert » peut grandement motiver les troupes! C’est ce qu’a constaté l’hôtel Sofitel Montréal, récipiendaire d’un Défi Meilleur Employeur, en prêtant l’oreille à la suggestion des femmes de chambre de recycler les bouteilles de plastique.
En plus d’une réduction de l’empreinte écologique, on constate également une amélioration de l’esprit d’équipe, de la productivité et de la fierté envers l’organisation. C’est prouvé : des employés plus motivés travaillent mieux et contribuent à améliorer l’image de marque de leur employeur. Quelques idées sur lesquelles « brainstormer » en équipe :
Au besoin, faites-vous accompagner dans votre démarche de développement durable, en vous inspirant des réalisations d’autres organisations ou en consultant des professionnels comme ceux d’Optim Ressources, qui propose une méthodologie appelée La boîte à outils DD adaptée aux organisations de petite ou moyenne taille.
Exemples de guides du bureau vert
Pour s’inspirer :
Homme d’affaires malgré moi – Confessions d’un alter-entrepreneur, de Yvon Chouinard, fondateur de Patagonia, qui s’illustre par ses pratiques environnementales et sociales.
PLB International, manufacturier de nourriture pour chats et chiens, nous confiait récemment la refonte de leur journal interne. Ainsi, L’Écho-Renifleur est devenu… Le Muzo! On pense qu’on a eu « du pif » en proposant ce nom-là
Ce qu’a dit notre cliente sur LinkedIn: « Nous avons fait appel aux services de Concerta Communications avec Chantal Dauray pour renouveller l’image de notre journal interne. Chantal est une excellente collaboratrice qui nous a permis d’arriver à une image vraiment différente qui a fait un wow chez nos employés. Je recommande les services de Chantal avec Concerta Communications sans aucune hésitation. »
Vous souhaitez voir un exemple du Muzo? Il nous fera plaisir de vous le présenter lors d’une rencontre de manière à évaluer si cela correspond à vos besoins.
Le Muzo a été lancé en grandes pompes lors d’un lunch estival réunissant tous les employés. Ce lancement a été précédé de quelques « teasers » envoyés par courriel. Voici quelques images qui rappellent l’événement.
Des valeurs d’engagement au coeur de la stratégie d’affaires
Au printemps dernier, j’ai eu l’occasion d’interviewer Domenic Pilla, président de McKesson Canada, et Geneviève Fortier, CRHA, que plusieurs d’entre vous connaissent grâce à son séjour à la tête de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA). Cette rencontre avait lieu dans le cadre d’une entrevue pour le magazine L’Effectif de l’Ordre des CRHA (vol 14, no 2, avril/mai 2011).
Aujourd’hui, Madame Fortier est vice-présidente, ressources humaines, communications corporatives, sécurité et Six Sigma. Oui, vous avez bien lu, elle chapeaute à la fois les départements de communications et de ressources humaines, une initiative à laquelle nous tirons… notre chapeau!
Car ces deux secteurs auraient avantage à travailler plus étroitement pour améliorer les processus, favoriser le travail d’équipe et adopter une vision et une stratégie communes au service de la marque de l’entreprise, qui se déploie à l’interne comme à l’externe.
Chez McKesson Canada, on a mis les bouchées doubles pour relever le défi. On a alors investi davantage, décision qu’il a fallu « vendre » à l’interne, confie Domenic Pilla : « Alors que nous demandions à tous de faire plus avec moins, nous proposions au contraire d’augmenter les effectifs du service des ressources humaines et d’investir dans de nouveaux programmes. Mais nous avions confiance en cette stratégie et nos gens ont suivi. Ils étaient prêts pour ce changement. »
Ce tournant s’est avéré fort positif. A preuve, le soutien démontré lors d’une grève récente dans un des centres de distribution. Tout le monde a mis l’épaule à la roue. Plus de cent volontaires sont allés travailler sur place pendant deux mois et demi. Ainsi, en quelques jours, le niveau de service était revenu à la normale et la grande majorité des clients était impressionnée du peu de dérangement occasionné par la grève. N’est-ce pas là une belle preuve de la philosophie d’engagement? [...]
Depuis, McKesson Canada prend continuellement le pouls des troupes par un sondage annuel, indique Geneviève Fortier: « Cela nous permet de mieux comprendre les éléments qui contribuent à créer et à maintenir un excellent climat de travail. Mesurer le résultat de nos actions est très important, pas seulement les activités réalisées. Agir en partenariat avec les employés sur les éléments à améliorer est d’ailleurs au coeur de cette démarche. » [...]
Le défi: traduire la culture dans les pratiques de gestion
Une culture d’entreprise se bâtit au jour le jour. Pour trouver l’équilibre, il faut jongler constamment et faire évoluer les pratiques. Ainsi, si les programmes sont trop structurés, ils peuvent être trop rigides. On donc adopter la stratégie des petits pas, afin d’évaluer et d’anticiper les répercussions possibles, indique Domenic Pilla: « Par exemple, la gestion de la performance. Devrait-on saluer les talents individuels ou plutôt reconnaître l’esprit d’équipe? Quels messages nos programmes de gestion des ressources humaines communiquent-ils à cet effet? Et comment incarner tout cela dans la chaîne de gestion? » [...]
Distribué gratuitement aux membres de l’Ordre des CRHA, le magazine Effectif est aussi offert par abonnement.
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On était pas mal contents d’entendre Jean-Jacques Rainville, associé principal de Dunton Rainville, parler abondamment de l’importance de communiquer sa culture lors de l’activité Secrets de gagnants à la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud. L’activité accueillait également Gilbert Guérin de Héroux-Devtek dont nous parlerons sûrement… une prochaine fois!
Cette activité « faisait du pouce » sur les résultats du rapport Consulte/Action de la CCIRS sur la main-d’oeuvre. Les constats: les entreprises ne sont pas prêtes à y faire face. Elles savent qu’il faut être attrayant pour faciliter l’embauche et la rétention de la main-d’œuvre de qualité, mais elles sont démunies quant aux moyens pour y arriver. Le premier pas? Un p’tit coup de fil à Concerta
À la question de l’animateur sur la nécessité de jouer la carte de la séduction pour se montrer attrayant aux yeux d’éventuels candidats, Jean-Jacques Rainville a rappelé que l’image externe de la firme doit correspondre à une réalité interne. Autrement, dit-il, « c’est de la fausse représentation ». Selon lui, la majorité des bureaux d’avocats baignent soit dans une culture « d’héritiers » soit dans une culture entrepreneuriale, comme c’est le cas pour ce cabinet de 200 employés.
Monsieur Rainville a aussi calmé le jeu sur cette fameuse Génération Y qui cause bien des maux de tête à plusieurs employeurs : « C’est une évolution à laquelle on doit s’adapter et, pour cela, on doit connaître leurs attentes. La gestion cool, ça va au-delà de la table de billard! Ce n’est pas par le salaire qu’on s’assure de leur engagement. Il faut d’abord vérifier l’adéquation culturelle. Et cela implique de communiquer les valeurs de l’entreprise et d’entretenir cette culture organisationnelle. » Si vous désirez creuser le filon de la génération Y, cap sur le site de mon ami Stéphane Simard.
Chez Dunton Rainville, on a d’ailleurs fait un sondage pour mesurer l’engagement des gens et on s’affaire à mettre en place des mesures pour s’améliorer continuellement. Monsieur Rainville a aussi souligné l’implication de la firme dans la prévention du décrochage scolaire. Voilà l’occasion de parler d’une autre de mes amies, Sonia Lombart, qui a fondé Déclic il y a belle lurette. Si vous désirez en savoir plus sur leurs programmes et vous impliquer, c’est ici.
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